Déclaré persona non grata en Occident, Alexis SINDUHIJE tenterait de rejoindre ses alliés du M23
Bujumbura, le 13/02/2013 (www.nyabusorongo.org). « Tel est pris qui croyait prendre » c’est le moins que l’on puisse dire pour le cas du tonitruant SINDUHIJE. Il a tout essayé pour détruire le système FDD qu’il déteste de tout son cœur mais loin de réussir, il risque de se casser la gueule. On se souviendra de ses complots orchestrés avec l’aide de Neela GHOSHAL, Gabriel RUFYIRI, Manassé NZOBONIMPA et d’autres. Il a même envoyé des jeunes tutsi à l’abattoir à l’est de la RDC pour préparer la guerre contre le Burundi avec le soutien du M23. Le lecteur se souviendra des cadavres déterrés par les acolytes de SINDUHIJE pour être balancés dans les rivières, pour faire porter le chapeau le pouvoir de Bujumbura. Actuellement, nombreux sont ceux qui lui demandent des comptes pour tous les services lui rendus dans son entreprise de souiller le pouvoir en place à Bujumbura. A cela s’ajoutent de nombreux cas d’escroquerie tant aux Etats-Unis d’Amérique, en Europe et surtout au Burundi. Actuellement, SINDUHIJE craint plus les siens que le pouvoir CNDD-FDD.
SINDUHIJE a été déclaré persona non grata en Occident car fiché comme terroriste par les services secrets occidentaux à la demande des Nations Unies. Pour éviter qu’il soit expulsé avec un risque d’être livré au Burundi jambes et bras liés, SINDUHIJE tenterait de rejoindre l’Est du Congo pour rejoindre les hommes qu’il a envoyés au M23. Seulement voilà, il n’en reste presque personne et les patrons de la rébellion congolaise ne le digéreraient plus. Il a promis armes et argents à ses hommes mais n’a jamais honoré ses engagements. Il ne lui reste qu’à négocier le pouvoir de Bujumbura qu’il a toujours vilipendé pour trouver une issue de secours. Pour le moment, les seules compagnies aériennes qui puissent l’accepter à bord de leurs avions posent comme condition : « destination Bujumbura ». Cela inquiète SINDUHIJE et le peu d’amis qui lui restent. Noter que même son neveu Gratien RUKINDIKIZA, qui pourtant a toujours défendu toutes les bêtises de l’ancien journaliste devenu politicien, l’aurait définitivement lâché.
Pour la petite histoire, RUKINDIKIZA a empoché quelques milliers d’euros soit disant pour faire libérer SINDUHIJE alors incarcéré en Tanzanie. Une grande contribution de ceux que l’ancien capitaine avait pu convaincre n’est jamais arrivé à destination : comme si l’escroquerie était devenue un mode de vie pour cette famille originaire de la province MWARO. Leur jeu est désormais connu du grand public et cela a un prix en politique !
Une comédie pour sauver la face
Selon des sources concordantes, SINDUHIJE est sommé de quitter le territoire européen de son propre gré et par ses propres moyens, sous peine d’être arrêté et déporté de force jusqu'à l’aéroport de Bujumbura. C'est dans cette optique qu'il a convaincu certains membres de son parti (MSD) dont NYAMOYA, de préparer une vaste comédie comme quoi ils demandent à son président de rentrer pour préparer les élections de 2015. Cela lui vaudrait un soutien de la communauté internationale et de la coalition ADC-IKIBIRI en mal de leadership. Pourtant, tout le monde sait que SINDUHIJE, NYANGOMA, MANASSE et LEONCE NGENDAKUMANA se sont mis ensemble pour combattre le pouvoir de Bujumbura militairement. La preuve est sur le site nyabusorongo dans la conversation de Manassé avec un combattant à qui ils avaient chargé de collecter les armes et recruter les combattants.
Même si le pouvoir de Bujumbura fermait les yeux sur les crimes de ce monsieur, les familles des enfants envoyés au front au Congo ne le pardonneront certainement pas. Qu’en sera-t-il de ceux qui lui ont donné de l’argent en échange des postes lors des élections de 2010 ? Sont-ils prêts à le laisser encore les narguer car ce sont les menaces de ces derniers qui l’ont poussé à fuir le pays ?
La tête de SINDUHIJE est mise à prix depuis déjà quelques années par les rescapés de la guerre au Kivu et ceux de ses anciens partisans à qui il a escroqué de l’argent. Qu’il aille au Congo ou au Burundi, l’avenir de cet homme semble incertain. Evidemment sa mort va être imputée au pouvoir de Bujumbura par l’opposition burundaise pour s’attirer la sympathie de la communauté internationale.
Le pouvoir de Bujumbura doit faire très attention pour éviter de porter injustement la responsabilité de la disparition de cet homme. Pour cela, les autorités de Bujumbura ne devraient pas tomber dans le piège que les opposants en exil essayent de lui tendre : négocier les conditions de retour et garantir leur sécurité une fois rentrés d’exil.
A Gateretse-NGOGA Fréderic qui a juré de mettre le feu au Burundi si quelque chose arrivait à SINDUHIJE, je dis : « be ready to raise hell on Burundi» kuko ibisaka vy’imbwa vyahiye. Mais il risque de se tromper de cible.
KAGIYE Evelyne
Pour www.nyabusorongo.org
